Nos experts témoignent
LES BONNES PRATIQUES DE FABRICATION COSMETIQUE
« Du rêve à la réalité…. ou comment mettre une future réglementation au service de vos clients et de la qualité de vos produits ! ! ».
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Si le concept de Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF) des produits cosmétiques existe depuis de nombreuses années à travers la directive européenne des produits cosmétiques, la rédaction d’un référentiel reconnu internationalement date seulement de janvier 2008 sous la forme d’une norme technique: la norme NF EN ISO 22716.
A l’origine du projet le microcosme français du monde de la cosmétique n’était pas très enclin à suivre ces travaux de projets normatifs, néanmoins notre industrie cosmétique leader a finalement rapidement décidé non seulement de suivre ces travaux mais de véritablement en prendre la direction au niveau international afin de s’assurer que seront pris en compte les besoins spécifiques du secteur.
Nous pouvons remercier les experts industriels français - qui se reconnaîtront (!) - de leur contribution très active ainsi que les organismes professionnels du secteur cosmétique.
L’objectif de cette norme est de fournir au fabricant des conseils pratiques et organisationnels concernant la gestion des facteurs humains, techniques et administratifs pouvant affecter la qualité de leur produit.
Ainsi, tout au long du flux des activités industrielles depuis l’achat des composants jusqu’à l’expédition du produit fini, le fabricant évalue les risques potentiels inhérents à ces activités et s’organise en tant que tel afin de garantir la qualité de son produit correspondant aux caractéristiques définies. Evidemment, la documentation fait partie intégrante de ces BPF. Attention, les donneurs d’ordre et les fournisseurs de la filière sont aussi concernés par cette norme. Ils doivent donc soit s’assurer que leur sous-traitant est dans la démarche des BPF soit répondre aux exigences du fabricant.
Si certains peuvent considérer qu’un texte de portée non obligatoire n’a pas la nécessité d’être appliqué, je rappellerai que ce texte pourrait faire force de loi immédiatement en cas d’accident cosmétique grave lié à une activité industrielle. Le juge pourrait demander qu’en est-il de l’état de l’art dans ce domaine et notre « fautif » aura à prouver que son système de qualité mis en place est au moins équivalent aux recommandations de cette norme.
Par ailleurs l’Afssaps a sensibilisé officiellement les industriels du secteur à prendre connaissance de ce texte et a recommandé d’évaluer la conformité de son site afin d’établir la liste des actions à mener et les réaliser avec un échéancier « raisonnable ».
Sur le plan pratique, sous l’égide de nos ministères de tutelle, la FEBEA (Fédération des Entreprises de la Beauté) a mis en place un plan national de formation sur l’application de cette norme et propose un « Diagnostic BPF » (*), sorte de photographie quantifiée du niveau de conformité du site à un instant t par rapport à cette norme. De nombreux Diagnostics BPF, dont la démarche est volontaire et confidentielle, ont déjà été menés avant même la publication officielle de la norme et permettent aux entreprises de toute taille de mettre en place et suivre leur plan d’action de mise en conformité.
Pour conclure, nous pourrions dire : « Anticiper ». Et que le « Made in France » de la Qualité BPF Cosmétiques prenne de l’avance ... sur ses concurrents internationaux !
(*) : Contacter la FEBEA





